Sans jamais nous connaître

Si vous êtes sensible à la poésie nostalgique et à des sensations telles que la mélancolie, ce film devrait vous plaire. Je vous invite même, pour les plus courageux, à aller le découvrir sans forcément vous renseigner en amont, vous pourriez ressentir une véritable claque émotionnelle. Ici, au-delà de parler de la relation amoureuse et sensuelle, on s’attache plutôt à nous faire revenir sur les souvenirs du passé, comme à la recherche de nos sensations perdues, de ce que l’on a manqué. Avec une véritable tendresse, ce film nous parle de notre rapport à l’enfance, à nos parents, des conflits générationnels qui peuvent survenir lorsque l’on fait son coming-out trente ans après, mais pourquoi si tard ?

Par un côté fantasmagorique, quasi fantastique, mais malgré tout sincère, le réalisateur Andrew Haigh est toujours sur un équilibre parfait, il nous maintient avec les émotions. Ce film est beau littéralement et visuellement, difficile de rester indifférent lors d’une scène de dialogue avec le paternel (à vous de
découvrir laquelle). Là où la fin peut être un peu « facile » pour certains, elle n’en est pas moins réussie, et après tout, est-ce que le chemin ne compte pas plus que l’arrivée ?

SANS JAMAIS NOUS CONNAÎTRE
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